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Premiers vœux chez les Sœurs de Sainte Catherine

Premiers vœux chez les Sœurs de Sainte Catherine

Profession de premiers vœux chez les Sœurs de Sainte Catherine, Vierge et Martyre
Le samedi 19 janvier 2019, la congrégation des Sœurs de Sainte Catherine, Vierge et martyre, a célébré dans la joie la première profession temporaire des vœux de la Sœur Marie-Florence NONE NTAMLOH, dans la chapelle de la maison régionale de Sokodé, en face de la résidence de l’évêque. 
Au rythme des chants animés par les sœurs de sainte Catherine qui se sont constituées en chorale, avec en appui quelque instrumentiste de la paroisse Christ-Lumière du Monde de Kpangalam, la célébration, à la fois simple, belle et joyeuse, a commencé à 9h00. Elle a été présidée par le Père Ignace Panya, Supérieur Régional des Frères Marianistes, entouré de onze autres prêtres, dont les Curés de Pagouda où se trouve le Noviciat des Sœurs, de Kpangalam et celui de la Cathédrale. L’animation liturgique a été bien colorée de tonalités togolaises et camerounaises – car la jeune professe vient du Cameroun. A travers chants et danses, bien rythmés, on a vu s’exprimer l’âme africaine tout imprégnée de sens du sacré.
Dans son homélie, le Père Ignace a d’abord situé cette célébration : d’une part, elle a lieu au lendemain de la fête de la Bienheureuse Regina Protmann, Mère Fondatrice des Sœurs de sainte Catherine, Vierge et Martyre ; et d’autre part, elle se situe entre la solennité du baptême du Seigneur du dimanche précédent et le signe des noces de Cana du dimanche qui suit la profession. Ce n’est pas anodin. En effet, il convient de noter que les religieuse de sainte Catherine veulent servir le Christ reconnu comme « Époux divin » de leurs âmes, et pourtant souffrant dans les pauvres. Dans la suite de la prédication, le Père Ignace a affirmé : « Nous sommes une génération qui aime recevoir des cadeaux de la part de nos parents, et qui, paradoxalement, n’aime pas les écouter ». Il rappelait le temps de Noël dont nous avons encore le souvenir frais et les cadeaux que l’on partage, non sans une allusion forte à la voix qui a retenti du haut des cieux lors du baptême du Seigneur : « Celui-ci est mon Fils Bien-aimé en qui je trouve toute ma joie, écoutez-le ». Il soulignait, pour ainsi dire, l’importance de la fidélité aux vœux émis, mettant particulièrement en relief le vœu d’obéissance qui semble des plus malmenés dans la culture de la mondialisation.
Le rite même de la profession a mis en exergue la libre volonté de la novice de s’engager à la suite du Christ dans l’esprit de la congrégation. Cela est clairement ressorti des paroles de la maîtresse des novices au moment de l’appel et dont le contenu peut être rendu ainsi : « Marie-Florence, si tu veux t’engager, avance vers l’autel ». La réponse a été sans ambiguïté : « Tu m’as appelé, Seigneur, me voici ». Elle suppose fondamentalement cette volonté de s’engager. La novice doit être conduite par les parents ou les parrains qui, devant l’autel, expriment leur volonté de donner leur fille au service de l’évangile. Ce moment a été, malgré sa brièveté, chargé d’émotions aussi bien pour les parents que pour la novice. Il a introduit le dialogue entre la novice et le célébrant principal, pour faire connaître à l’assemblée l’engagement libre de se consacrer entièrement à Dieu par la profession libre des conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, pour un an. Ensuite, est venu le moment de la signature des engagements suivi de la remise des insignes de la consécration : l’habit religieux, le livre des constitutions et la médaille de la congrégation des Sœurs de sainte Catherine, Vierge et Martyre. Cette étape a été bouclée avec prière universelle. Et la liturgie de l’Eucharistie a donné son couronnement à toute la célébration. Après la messe, et dans l’ambiance de fête, le repas préparé pour l’évènement a été a partagé dans la joie.

P. Aristide Kambale Kataliko, Assomptionniste.

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